mercredi 29 février 2012

And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger those who would attempt to poison and destroy my brothers


 


Voilà. Je n'étais pas naïf mais j'ai pu y assister en direct. Totalement par hasard. Je rentrais déjeuner à la maison, dans un centre ville survolté à cause de la manif des étudiants. Des camions de CRS hurlaient  et avançaient à toute vitesse, comme des folles hystériques, à chaque coin de rue. Ils s'arrêtent d'un coup, à quelques mètres de moi, qui m'empresse à me mettre au couvert avant que le bras de la loi n'écrase dans toute son arbitrariété, puissance et vitesse, tel un tonnerre, tout ce qu'il y a autour. 

Autant dire que je ne croirai plus jamais la presse inféodée aux pouvoirs publics. Pour qu'il y ait "affrontement", le mot qu'utilise même Publico, (le journal en théorie le plus à gauche, fondé par le milliardaire extrotskyste (sic) Jaume Roure), il faut au moins deux forces en présence. Peut-être ailleurs, en ville, je ne sais pas, je n'ai pas vu. Moi je n'ai vu qu'un lynchage.  


7 commentaires:

Roots and Herbs a dit…

C'est hallucinant mais révélateur quoi...
Le flic a des ordres pour intimider, détruire dans l'oeuf, faire peur, faut que ça rentre dans le rang, "l'ennemi" est dans la ville.
C'est aussi comme ça que naissent les guerres civiles parce que la "longue patience du peuple" comme dit une historienne a des limites...

Hallucinant aussi que la presse française n'en parle pas du tout. Mais peut être pas si hallucinant que ça d'ailleurs...

Le bougnat a dit…

On reconnaît bien les CRS (ou ce qui en tient lieu), on reconnaît bien les jeunes (ou ce qui en tient lieu) et je suppose que les hommes fluorescents sont les journalistes qui s’interposent.
Honnêtement je crois que plus fort que le journaliste traditionnel il y a cette hantise de l'image sauvage et libre passant par le net et faisant le buzz. La corruption de la police/gendarmerie au Maroc a plus que prospéré et les automobilistes étaient littéralement rackettés sur le bord des routes jusqu'à ce que des images volées tournent en boucle sur le net... Les journalistes ont toujours fermé leur gueule sur le sujet... Ce qui arrête ce genre de dérives c'est la lumière et la publicité... Il en va de l'abus de pouvoir comme du vampire. Les journalistes sont la gousse d'ail, le pieu c'est internet et le crucifix... Bon t'as compris quoi.

Le bougnat a dit…

Sinon la descente ressemble à un Drive by shooting. C'est d'autant plus hallucinant que le lieu d'intervention ne semble pas particulièrement à un point chaud. On dirait que les gens déambulent tranquillement...

Roots and Herbs a dit…

Je pense qu'il n'y a pas vraiment de points chauds en fait. C'est la police qui les crée. Je pense que tout ça est théorisé et modélisé dans les écoles de la police et du maintien de l'ordre.
Le vrai enjeu c'est la perception et les grilles de lecture des acteurs. Si tu tiens au flic le discours de l'ennemi et de la dureté nécessaire, le point chaud aura tendance à se voir partout. Intéressant pour ça de comparer les sources, voir comment le rapport de police traite un sujet par rapport au récit d'un passant, d'un manifestant et des images télé...

Ataru a dit…

LA puissance d'internet n'est plus à discuter. Ça remplace les rumeurs et les bruits courants qui faisaient prendre avant le feu au poudres, et qui ont plus de mal à se propager aujourd'hui, dans une société plus individualiste.

Effectivement les mecs aux gilets c'est la presse. Depuis les indignés, on assiste à des situations surréaliste comme celle ci, puis que tout le monde ayant une carte de presse (donc plusieurs milliers à Barcelone) assiste à ce genre d'événements dans l'espoir de faire LA photo. Du coup il y a plus de journalistes que de manifestants et de CRS parfois!

Au tout début il y en a un avec un brassard orange qui se fait un peu violemment refouler, les CRS ne voulant pas de publicité, ils n'ont pas compris qu'en 2012, c'est trop impossible...

J'ai été un peu demago. évidemment il y a eu un ou deux points chauds (bon, chaud signifie des poubelles brûlées, la grande affaire). Ce qui m'a alluciné c'est que ça a déclenché ce genre d'expéditions punitives un peu partout dans la dizaine de pâtés de maison autour de l'Université centrale, avec le socle théorique (qui, en effet Manu, a déjà été formulé au printemps dernier) que "l'ennemi" pratique un guerre de guerrillas et qu'il se cache partout. Là où j'etais, il y a presque pas eu de baston. Ils se sont juste arrêtés, descendu donner trois coup de bâton à un minuscule groupe de jeunes qui bavardaient, et ils sont remontés ni vus ni connus...

Ataru a dit…

Allez un classique, la DGS, les flics infiltrés, tout ça. Faut regarder avant que ce soit censuré, parce que l'année dernière ça ne durait que quelques heures sur le net ce genre de vidéo :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Gh1pDK2pICE#!

Roots and Herbs a dit…

C'est vrai que l'infiltration des manifs par des flics déguisés en casseur c'est un grand classique, je me rappelle des manifs sur les retraites il me semble y'a deux ans en France, même moi j'avais vu des mecs avec des autocollants CGT sortir des fourgons de police.

Ca a beau être un classique ça reste toujours révoltant au plus haut point je trouve.